Interview d'Yvon LASBLEIZPrésident de la FSLC |
| Yvon LASBLEIZ est une des
figure du canicross français et européens, depuis fort longtemps sur
le circuit canicross il a tout vécu de la FFCC, la FAC le GSN-Canicross,
la FFST. Après l'échec du GSN au sein de la FFST lui et quelques
autres ont sur les cendre du GSN et de la FAC fait naître la FSLC, dont
il est maintenant le Président.
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France-Mushing : Si il est évident que
dans le milieu du canicross tout le monde te connaît, il n’en est
peut être pas de même pour tous les visiteurs du site France-mushing.
Donc, peux tu te présenter et faire un des criptif de ton parcours
sportif ? Yvon Lasbleiz : Bonjour, je tiens tout d’abord à remercier France-mushing de m’avoir proposé cette interview. Quant à mon profil, ma foi
j’estime avoir déjà bien rempli ma vie ; à 56ans, je suis
employé à la ville de Grenoble en tant que cadre, Ghislaine ma
compagne et moi-même avons élevé 5 enfants (4 garçons et 1 fille),
aujourd’hui tous rentrés dans la vie active et nous attendons notre
septième petit enfant. FM : Cette
interview a pour but de parler canicross principalement et mono-chien de
manière plus générale. Peux tu nous tracer un bref historique du
canicross en France ? YL : Le canicross comme le cani-vtt sont des sports relativement récents et leur histoire mouvementée, il arrive que j’entende ça et là des revendications de paternité, et cette question me permet de remettre quelque peu les choses à leur juste place ; en faisant très court, le canicross naît en France de la volonté d’un vétérinaire Gilles Pernoud, dans les années 82-84, qui organise le premier canicross en région parisienne, viennent ensuite Saint Pierre d’Allevard, Marignane et Cailian. En 1994, des inconnus dans ce sport créent la FFCC dont le président est Georges Plas, Jean-Luc Payre en est le vice-président, mais en 1996 (ndlr année de la fusion FFCC+FFTP=FFST) c’est le clash, la FAC naît de ce désaccord. Une bonne vingtaine d’épreuve compose le calendrier de la FAC. En parallèle Gilles Pernoud crée un challenge national, le 4’Pat –Cross. Pour la suite et pour ceux que cela intéresse vous trouverez un historique complet sur le site de la FSLC, quasiment à jour et qu’à ma connaissance personne ne conteste. FM : Tu es actuellement le président
de la FSLC (fédération des sports et loisirs canins) parles nous de
cette structure. YL : La FSLC, c’est tout d’abord une équipe dirigeante issue, et cela peut paraître paradoxal, à la fois de la FA, de la FFST et de la CNEA (ndlr commission national d’éducation et d’agility de la centrale canine, qui a considéré à un moment X le manque de développement de nos disciplines et le manque d’autonomie. Autre fait remarquable, à ce jour la totalité des membres du comité directeur, mais également les chargés de mission pratiquent tous une des discipline, parfois depuis plus de quinze ans, en conséquence, des femmes et des hommes de terrain qui connaissent parfaitement les disciplines mono-chien. Mais la FSLC, c’est aussi des adhérents qui nous ont rallié, dans leur majorité dès le premier jour, et dont le nombre ne cesse de croitre, ils possèdent parfois un palmarès sportif éloquent aussi bien au niveau national qu’international. Certains pratiquent même des sports comme l’athlétisme, le cyclisme, la natation ou le triathlon en parallèle de leur passion cynophile. Nous voyons également une progression constante du nombre de compétiteurs sur nos épreuves démontrant l’engouement suscité par notre sport et très certainement séduit par l’état d’esprit tant compétitif que convivial et familial. Nous attachons également une grande importance à la médiatisation grâce à la parution régulière de reportages dans les magazines canins, mais aussi dans les magazines sportifs de course à pieds (jogging international, l’équipa magazine …). A cet égard, je ne vous cache pas que nous allons accentuer nos démarches en direction de ce monde sportif dont nous nous sentons très proches. Enfin des reportages télévisés (Télé-Matin, Canal-Plus M6 à 19h50) des interviews radiophoniques (RMC ou Radio-France) élargissent le champ d’information. Nous sommes également très fiers d’une reconnaissance internationale pour notre savoir faire et l’esprit qui nous anime, puisque nous sommes la seule fédération en France reconnue par la fédération européenne de canicross et canivtt (ECF). De plus les étrangers n’hésitent pas à nous solliciter afin de les conseiller pour leurs premières courses (Canada, Espagne). Notre règlement est à la base de celui de l’ECF et très récement de celui d’une structure Suisse. Nos objectifs se résument
dans la promotion et le développement des activités sportives de tout
niveau avec un chien, nous mettons l’accent sur le renforcement de la
complicité entre le maître et son compagnon, car elle contribue à la
socialisation de ce dernier . Le chien est une aide supplémentaire à
l’effort humain. Le canicross et le canivtt sont les principales activités de la FSLC, en parallèle des canimarche sont souvent organisés pour celles et ceux qui ne veulent pas ou ne peuvent pas courir. L’hiver nous mettons également sur pieds des épreuves de skijoring et de caniraquettes, nous excluons par contre toute discipline où seul le chien fournit un effort, par simple respect pour nos compagnons. Il apporte une aide mais n’est que complémentaire à l’effort physique humain. La vision que nous avons du
sport mono-chien se traduit par un slogan « bouge avec ton chien »
cela sous-entend le partage d’une activité physique entre le maître
et l’animal sans exigence de performance, puisque par nature le chien
ne court que pour le plaisir, cela sous entend également que tous les
chiens sont acceptés sans dsistinction de race ou de taille, sur les épreuves
FSLC se cotoient Husky, Yorkshire et croisés mystérieux. Nous attachons également une grande importance à la promotion de nos disciplines vers les enfants, l’avenir passant par eux, en revanche nous sommes très attentifs à ce que soient respectées les règles régissant leurs catégories, nous avons ainsi pris le parti de n’autoriser la pratique du canivtt qu’à partir de 15ans pour des raisons évidentes de sécurité. FM : Comment se porte actuellement le
canicross en France ? YL : En ce qui nous concerne notre calendrier est riche de près de quatre vingt épreuves, l’année 2009 va voir grossir ce nombre aux vues des contacts que nous avons, c’est aussi quatre challenges régionaux (Challenge normand, challenge de l’Est-Innov8 et CROCC-Rhones-Alpes, et Alsace cani tour) un challenge national (Chiens d’or) qui verra son épilogue à Darnétal (Normandie) pour la finale en septembre, c’est aussi un championnat fédéral à Grendelbruch (Alsace) qui attire les meilleurs quelque soit leur affiliation, preuve incontestable d’une compétition de référence dans le monde du sport mono-chien, enfin une épreuve internationale « le Trophée des Monatgnes » où s’affronteront les meilleurs européens du 1er au 8aout 2009. FM : Quels sont les projets de la FSLC
tant sportifs, qu’administratifs, comme l’agrément, par exemple,
pour le canicross ? YL : Je crois avoir répondu en grande partie sur l’orientation prise par la FSLC vis à vis du mono-chien, il est acquis que nous n’en dériverons pas, notre passion nous permet de travailler sans relâche sur de nouveaux sujets et d’éviter de sombrer dans la routine, quant à l’agrément , actuellement il n’est pas pour nous une fin en soi et ne perturbe pas mes pensées. FM : la FSLC , se porte donc bien,
c’est la 3ème structure francaise (en matière de date de
création) as tu ou souhaiterais tu avoir, des contacts, des rapports
avec les autres structures ? YL : J’ai quelques contacts cordiaux avec d’autres structures, au point de travailler de concert sur des épreuves mais pas au niveau des principaux dirigeants. L’histoire est ainsi faites et il est dommage que certains d’entre eux, par leurs propos ou leurs attitudes aient rompus d’éventuelles passerelles. La seule qu’il faille se poser est de savoir, si la coexistence de plusieurs structures, qui ont chacune des spécificités différentes , est préjudiciable au développement du canicross en France, sincèrement je ne pense pas. FM : Comment vois tu l’avenir du
canicross en France (et en Europe) à moyen et long terme ? YL : Délicate question, je ne m’aventurerais pas sur des projections sur l’avenir, engouement pour une discipline sportive est sujet à de nombreux paramètres aléatoires. Néanmoins l’évolution de la FSLC, le développement des ses épreuves et du nombre de pratiquants permet d’espérer encore une belle progression, à telle enseigne Arques la Bataille épreuve emblématique de la FSLC attend près de 400 concurrents le week-end de Pâques. De même au niveau européen en 2008 à Décin (Tchéquie) aux Chmapionnats d’Europe qui a vu un nombre important d’anglais. FM : Si tu avais un souhait à
formuler, quel serait il ? YL : La FSLC va de l’avant grâce à des personnes passionnées, la plupart de celles composant l’équipe dirigeante à connu le sport mono-chien à ses débuts, aujourd’hui nous voyons apparaître une génération de jeunes qui adhèrent à notre structure et qui apprécient le concept, mon plus grand bonheur serait qu’ils franchissent le pas et reprennent le flambeau. Retour page récits et
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