DAAQUAM (Québec) Championnats IFSS 2009
vu par Quentin SOULIER vice-champion du monde junior

 

Départ vers un podium, qui aurait pu être un titre, ce n'est que partie remise, nous en sommes sur !!

J'ai rencontré Quentin lors d'une démo sur terre vers chez moi en Ile de France, je n'ai pas découvert un jeune auréolé de titres, mais un ado bien dans ses baskets, spontané, qui dit les choses comme elle lui viennent, j'ai déja rencontré des mômes multi-titrés (champion de la rue ou du club truc et de là fédé machin) qui s'la pête, ben là non ......... un jeune qui vit sa passion comme une chose de plus plus dans son quotidien, tout en restant conscient de la chance qu'il a de pratiquer et d'avoir à ses cotés des parents, par qui il a découvert cette activité et qui maintenant l'encourage, et le soutiennent .............. Aller Quentin tu a encore une marche à gravir, des études et out cela tu vas y arriver, soit en sur !! avec tes parents , des mentors comme Th Bloch, L.Gonsolin et Ph Rey-Lagarde, et puis quand on a démarré avec quelqu'un d'aussi génial que Seb Molitor que veux tu qu'il t'arrive de mauvais.

Eric pour France-Mushing

Le site de Quentin http://www.musherteam.com/

Bonjours à vous, 
Je vais vous raconter mon histoire au Canada.
Sur le continent du chien de traîneaux. C'est grâce  à l'amour que je porte aux chiens de traîneau que cette histoire existe. J’ai cette passion depuis toujours et j’ai découvert le sport il y a 5 ans. Je fais du chien de traîneaux depuis que je suis tout petit, ma mère avait un centre de vacance ou l'été, on y faisait du cheval et l'hiver du chien de traîneau.Ma mère accompagnait les Musher pro (les conducteurs de traîneaux) et je la suivais. Puis plus tard les Mushers m’ont laissé conduire des traîneaux  seul ou avec d’autres enfants.

A l'âge de 9 ans un Musher pro du nom de Sébastien Molitor m’a offert deux chiens de traîneaux et ainsi j'ai commencé à faire de la compétition. Puis de 2 chiens, je suis passé à 4 chiens et mes résultats non fait que d'évoluer grâce à l’aide des familles Bloch, Magnone et Rey Lagarde qui mon transmis un maximum de leur savoir, jusqu'au titre de Champion de France juniors en 4 chiens, Champion d'Europe juniors en 4 chiens et même à Champion de France SENIOR pour la deuxième année toujours en 4 chiens en seulement 5 ans. J’ai donc demandé à Thierry (Bloch) si je pouvais participer au Championnat Du Monde au Canada à Daaquam.

Mes parents me soutiennent dans ma  passion, ils ont organisé une soirée, et on a cherché (et trouvé) des sponsors et nous avons donc  réussi à partir trois semaines au Canada où tout était très bien préparé.
Nous partons donc tous les trois ma mère, mon père et moi, ainsi que cinq de mes chiens ; Jumbé, le plus vieux et le plus sage, mais, sous ces apparences, ce chien n'en avait pas l'air, il est d'une rapidité et d'une expérience inimaginable, il y avait aussi Kilike, une jeune chienne qui avait fait ses preuves l'année passée, elle a un potentiel illimité, que cela soit en vitesse ou en force elle a surpassé tous les chiens que j’ai vu de ma vie. Il y avait aussi Rex un chien pas très vieux, mais il a un caractère assez spécial, il est un peu fainéant et très solitaire un chien trop instable pour aller dans un attelage, alors il était venu en tant que remplaçant. Puis Chuck un jeune chien qui allait faire ça première saison avec moi il est très musclé pour son jeune age et il est très puissant pour tirer le poids des traîneaux ainsi que le mien. Et pour finir Akadi, ce chien qui a l'age de Rex, mais il avait mal profité de l’éducation que son maître précédent lui avait donné  et j’ai du l'éduquer pendant 7 mois avant qu'il ne m'obéisse comme les autres. 

Enfin, nous sommes tous partis prendre l'avion à Paris à 9 h du matin et sommes arrivés à 15 h au Canada soit à 21 heures en  France.On était mort de fatigue et en plus une fois arrivé à Montréal nous nous sommes aperçus que le véhicule que nous avions loué n'étais pas disponible alors mes parents sont partis en chercher un autre dans Montréal me laissant seul avec les chiens. Dans l'ensemble ils étaient Calmes,  tous sauf Kilike qui hurlait à la mort et les passants chuchotaient prés de moi "ta vue ces pauvres chiens ils ont l'air malheureux, ils ont été obligé de prendre l'avion les pauvres" et moi qui me demandais, combien de temps mes parents allaient me faire passer pour un bourreau de chiens. Au bout de deux bonnes heures, mon père arriva enfin à trouver un véhicule.

Malheureusement il y avait de la place que pour 3 cages et 2 personnes, alors nous avons mis Kilike avec Chuck, Jumbé avec Rex, Akadi tout seul et les bagages sur les cages, on a dû empiler les cages vides à ma place et j'ai fait 150 Km dans 2 cages à chien pour arriver chez nos amis, la famille Gonsolin. Une fois arrivés nous découvrons l'air froid du grand nord canadien (au thermomètre -25°C). Le froid ne mettait pas inconnus depuis le temps que je faisais les courses de chiens, je savais qu'il allait faire très froid. Mais ce froid là était sec,il gelait la respiration mais surtout le bout des doigts d'ailleurs mon père a eu un mal fou à se réchauffer.

 

 

 


Tout p'tit déja, il était dedans .....


The podium.............avec Anthony Gonsolin premier et Quentin second


Mr Starflinger félicite le petit français ...


Les chiens ont fait leurs besoins très rapidement leur urine  n'avait pas le temps de toucher le sol que cela devenait de la glace. Nous sommes aller fêter le réveillon chez les Gonsolin une famille de français qui avait quitté la France pour mieux pratiquer leur passion « le chien de traîneaux » avec leurs 36 chiens ce sont eux qui nous avaient donner des conseils sur la location du chalet et sur comment transporter les chiens au Canada. Nous entrons donc sur leur 60 hectares et leur magnifique demeure un très grand chalet tout en bois et là je retrouvais enfin Loic un vieux copain qui avant avait été mon plus grand rival en junior. Quelle joie de me retrouver au Canada à reveillonner avec à table deux légendes du traîneaux le premier était Laurent Gonsolin le père de Loic et à ses cotés Rudi Ropertz, le King du chien de traîneaux un vrai dieu vivant pour nous les Mushers, cet homme avait même crée sa propre race, le « Ropertz ». Après avoir passé une bonne soirée en leur compagnie, Laurent nous conduit à notre chalet. C'étais un magnifique chalet bleu en bois près d'un très grand lac gelé par 2,50 m de glace.
 Nous installons les chiens dans une sorte de garage qui était très bien isolé et même chauffé par un petit poêle,il devait faire entre 2 et 6 °C dans ce garage. Après vint notre tour de nous installer, nous nous couchons vers les 10 h du soir pour mieux nous lever le lendemain et pour nous remettre du décalage horaire. Le lendemain je me suis levé vers les 7 h du matin pour nourrir les chiens grâce à la viande et aux croquettes que m'avais fourni Laurent la veille. Je vis que les chiens étaient en forme et j’allais me promener avec ma meute sur cette immense étendue d'eau glacé. Ils jouaient sur le lac tout content de pouvoir enfin courir sans laisse, sauf Akadi il était resté en laisse je ne voulais pas que quelque chose le surprenne et qu’il parte dans les bois alors il était attaché à une laisse de 10 m de long pour qu'il puisse quand même courir un peu. Après une très belle promenade, je les ai nourris avec de l'eau chaude et de la viande décongelée de la veille, puis direction chez les Gonsolin. Je vis le 4x4 de Rudi et Laurent sortir ces chiens pour entraîner deux attelages d'illimité, puis un de huit chien et un autre de 6 chiens puis un attelage de 4 chiens. il ne manquait plus qu'une seule catégorie et ça faisaient toutes les catégories des courses. Enfin Laurent me demanda  si je voulais m'entraîner aujourd'hui? je ne savais pas trop entre l'avion et le décalage horaires si c'était bien ou pas pour les chiens il me dit qu'au pire ils n'iraient pas très vite s'ils étaient fatigués. Je demandais à mon père qui est un peu mon coach ,il me dit que Laurent devais sûrement avoir raison et que de toute façon je savais les gérer je pris donc la décision de faire cet entraînement. Je sortis mes chiens et les attelaient pour voir comment ils avaient vécu cette épreuve. À première vue, Chuck Kilike Jumbé et Rex étaient assez à l'aise mais Akadi n'a pas tenu le coup aux bout de 4 Km, il ne bossait plus et se faisait traîner dans les descentes. Je pensais que c’était du au voyage, (la suite nous prouvera que non). Puis nous avons discuté à l'intérieur avec Laurent, mon père et moi on parlait de chiens et surtout de chiens. Nous sommes parti manger, au loin nous apercevions Rudi qui revenait de ses 35 Kms .

 J'avais déjà demandé à Anthony avec quel chiens il devait courir à premier vus c'étais des bon chiens ce qui en faisait un très bon attelage et je décida d'entraîner demain pour voir mon résulta comparé à celui d'Anthony. Mais l'après midi il faisait un temps magnifique je décidais de promener les chiens sur le lac après manger mais je n'avais pas pris soin de regarder le température –28 C on n'est sortis que 5 à 10 min avec les chiens, on avaient trop froid. Le lendemain nous sommes retourné chez la famille Gonsolin. J'ai refais un entraînement pour mieux habituer les chiens à courir 3 jours d'affiler, car sur les courses comme le championnat du Monde ou d'Europe la compétition se fait sur 3 jours le but étant de faire le tour de la piste, chaque jours le plus vite possible.
Curieusement les chiens sont allés moins bien que la veille, je pensais à un coup de mou à cause de l'avion qui refaisait surface, je mis 1 min de plus que la veille, Puis mes parent sont aller faire les provisions de nourriture, ils y sont aller avec les parents de Loic,  Rudi et sa femme Marlis. Moi et Loic on est resté seul chez lui car son frère étais parti trapper avec des amis, il m'a montré quelque info d'ici sur Internet, comment se passait l'école ici ; l'été, il pratique le moto cross un sport répandu dans sa région après nous sommes allé nourrir les  chiens du chenil par – 26° C à 2 nous avons mis plus de 2 h pour tout nourrir puis une fois mes parent revenus nous somme rentrés à notre chalet. Le lendemain matin nous arrivons pour nous entraîner pile au moment où Rudi donnait des conseils à Laurent. Il lui disait 2 ou 3 petits conseils techniques sur les chiens, très intéressant pour les illimités, peut être un peu moins bien pour les 4 chiens, Loic traduisait entre Laurent et Rudi qui s'en tirait pas mal en anglais pour un Allemand, celui qui m’a impressionné c'est Loic (Gonsolin) complètement bilingue, il avait aucune difficulté à traduire.
c'est fou l’avance qu’il a sur nous les français. Je me suis ensuite préparé pour mon entraînement, mais l'entraînement était pour moi (tout autant que pour les chiens) car j'allais essayais une  nouvelle position sur le traîneaux, j'avais trouver une position qui était plus adaptée pour les pistes du Québec, mais plus dure à conduire et quasiment impossible à l'utiliser en France. Cela faisait 2 semaines que nous étions arriver j'avais en tout entraîner 4 fois depuis mon arrivée au Québec et fait une course de préparation, celle du lac taureau ou j'avais fini 18 sur 35 attelages ce qui n’était pas trop mal surtout qu’il n’y avait pas de catégorie 4 chiens et que j'ai du courir en catégorie 6 chiens avec 4 chiens. Mais malheureusement j'avais un problème, Akadi ne tenait pas la vitesse. J'ai demander conseil à Laurent et Rudi qui disaient que c'étais normal vu sont physique, ils m’ont montré ce que je n'avais pas vue depuis plus de 7 mois ce chien avait le torse plus large que l'arrière train et à cause de cela il ne pouvait pas tenir la vitesse d'un 4 chien de niveaux Mondial, ce chien n'était pas nul bien au contraire mais il ne pouvait dépasser les 30km/h. Et la vitesse que je devais atteindre pour être premier était au minimum de 33km/h.
Je ne pouvais garder ce chien, et ne plus le faire corir, j'ai eu la chance de lui trouver un Musher qui voulait avoir un bon chien, juste un chien pour lui faire plaisir et se faire plaisir avec lui, je lui est donner en échange de sa promesse qu’il le garderait jusqu'à la mort, et quelque jours plus tard il m'a appelé pour me dire que ce chien était une merveille pour être plus précis le meilleur chien qu'il est eu j'étais rassuré sur le destin d'Akadi. 
Il me restait encore 2 gros problèmes le premier étais que Laurent Gonsolin, vendait son attelage de 6 chiens et qu'il avait négocié avec l'acheteur pour que Anthony (son fils) court avec les 4 meilleurs du 6 chiens au Championnat du Monde. Quand j'ai appris la nouvelle je me suis dit "ça va être cool !!!".

Anthony aurai donc les 4 chiens d’un niveaux totalement différent de ces 4 autre chiens ils étaient plus grand, plus costaux et plus rapide.
J'étais quand même persuadé qu'il ne me mettrait pas à la derrièrelui si facilement, mais  pour cela je devais faire courir mon attelage 1 min plus vite que normalement et pour ça Rex devait devenir ramplaçant, je devais trouver au plus vite, un chiens qui soit sur et ce 3 jours avant le Championnat du Monde, alors j'ai eu une idée acheter Al un jeune chien de 18 mois  à Laurent . Je n'étais pas sur que ce chien irai dans mon attelage, même si sa génétique étais bonne, au départ ce chien ne me plaisait pas trop physiquement, j'aurais voulu un chien plus costaux pour être sur que c'était un will (chien à l'arrière du traîneaux) enfin après un entraînement je le trouvais au niveaux de mes chiens, j'étais plus rassuré et j'espérais tant que mes chiens et moi rivalisions avec Anthony.

Le jours de la course, enfin nous somme à Daaquam nous somme plus d'une dizaine de concurrents. La première manche se passe très bien pour moi moins bien pour Anthony qui tombe au départ grâce à ça je suis deuxième à 4 sec de lui. En voyant les résultats je suis rassuré et même presque déçu que Anthony tombe j'aurai voulu voir sa vitesse maximale. Mais un nouveaux problème se pose Chuck qui était à ce jours mon deuxième meilleur chien juste entre Kilike et Jumbé se blesse au pattes en se cassant les ongles sur la piste gelée.
Laurent me dit que demain ce chien ne pourra pas courir avec des griffes dans cette état là. Je pensais maintenant  comment réparer ces griffes mon père me dit alors que André Verney un Musher de qui nous sommes très proche lui a raconter une histoire de griffes cassées qu’il avait réparé avec de la super glue. C'est comme cela que mon père et moi  avons remis sur patte Chuck qui, dés le lendemain courait comme un vrai lapin. Mais je savais pertinemment que l'attelage qu'avait Anthony resterait devant moi et je m'étais fait à l'idée que je serais seulement Vice Champion du Monde malgré tous mes efforts je ne pouvais rivaliser avec les chiens que Laurent avais mis plus de 20 ans a créer et qui sont restés dans la mémoire d'un bon nombre de personne dans le monde du traîneau. A la fin de la deuxième manche tous c'était bien passer pour moi Chuck avait bien marché et j'étais content de moi et j’allais voir Anthony car avant tout c'est  un copain sympa. En arrivant vers lui je lui demandais si tout c’était bien passé, il me dit "Super".

 

" Du coup je l'ai invité au resto et on a parlé d'autre chose que les chiens, pour une fois. Le lendemain jour de 3ème manche  je suis resté derrière lui avec au total à 50 sec.
Un peu après j'ai appris que Rudi avait gagné le Championnat du Monde en 8 chiens et que monterions sur le podium l’un après l’autre.
Après avoir dit au revoir à tout le monde et après la remise des prix Laurent me dit "Tu sais Quentin je pensais vraiment que tu finirai au moins à 3 min au total derrière Anthony et pas à 50 sec". Cela me toucha et je le remerciais. Il ajouta aussi "Bonne chance en France et met leurs en plein la vue" je lui promis de faire un malheurs en France. Je m'étais fait plaisir au Canada même si je ne suis pas  revenus avec le titre j'avais appris plus de chose en 3 semaines là bas qu‘en plusieurs années en France..
D'ailleurs Je suis rentré en France avec beaucoup plus d'expérience et de technique et je suis redevenus Champion de France comme promis à Laurent avec de l'avance sur les autres. J'ai passé une magnifique aventure et j'espère plus tard retourner là bas au pays du Traîneau.
FIN.

 


Quentin court aussi en France et il y court bien, içi aux Saisies